sao64

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Soirée blagues

- Le ciel est couvert quand nous arrivons mais nous n'envoyons pas de SMS d'annulation.
- Le 400 reste au chaud dans le coffre du véhicule.
- Installation du 300 sans collimation quand Saturne se montre.
- Suite à une erreur de rangement dans les boîtes de protection, nous pointons toute la soirée au 8mm au lieu du 14mm sans difficultés particulières grâce à notre « GOTO ». C’est en espérant grossir Neptune au « 8mm » que l’on s’aperçoit de la méprise.

2016-09a.jpg

Des bijoux dans la Chevelure de Bérénice

Nous profitons du beau temps au début des vacances scolaires pour enchaîner les observations. L'installation se fait en même temps que le coucher de Soleil alors qu'un bon vent chasse progressivement la brume. Ce soir, pas moins de 5 télescopes se positionnent petit à petit au bord de la route.

La très jeune Lune présente une belle lumière cendrée. Nous nous amusons à reconnaître des formations dans cette partie de notre satellite éclairée par des rayons solaires renvoyés par la Terre. Les mers sont visibles de mêmes que certains cratères dont Aristarque et Platon. Dans la partie éclairée, le cratère Endymion est le seul gros cratère nommée sur notre carte.
Nous passons à Jupiter. Les 4 satellites sont bien visibles. Nous prenons le temps de voir s'approcher Io de la planète géante puis passer sur le disque jovien. A ce moment là, le satellite paraît plus blanc que la surface jovienne.
Ensuite c'est au tour du Lion. NGC 3187 reste invisible mais nous avons poursuivi nos observations de la veille avec quelques galaxies dans la queue du Lion. Sous l'étoile Chertan, Didier repère un astérisme rappelant le Cocher près de NGC 3596. Dans le triangle Chertan « 2 petites côtes », Zosma (« gaine » en grec ancien ?) et Denebola « queue du lion » il trouve de nombreuses galaxies dont NGC 3686, NGC 3684 et NGC 3681.
Retour sur Jupiter, Io a poursuivi son chemin vers la gauche. Son repérage n'est plus possible mais à l'arrière, son ombre commence à parcourir la planète. Pour couronner le tout, la Grande Tache Rouge est elle aussi visible. Du grand spectacle !
Après minuit, nous poursuivons nos observations dans la constellation de la Vierge. Entre Denebola et Vindemiatrix (la vendémiaire, car son lever héliaque indiquait le début des vendanges à l’époque romaine), les étoiles 6 et 11 de la Chevelure de Bérénice et Rho de la Vierge servent de repères pour trouver la Chaîne de Markarian détaillée en avril 2013. Nommer toutes les galaxies vues à l'oculaire serait fastidieux tant elles sont nombreuses. Cependant, leur observation provoque à chaque fois étonnement et plaisir.
Encore plus tard dans la soirée, nous remontons nos télescopes dans la Chevelure de Bérénice. Jean-Noël « GOTO » est à la manœuvre. Visite guidée. Il s'agit d'une constellation assez faible même si Melotte 111 est l'un des plus grands amas du ciel. Juste au-dessus se trouve un groupe de six galaxies, plus quelques autres à droite et à gauche. La concentration est plus faible que dans la Vierge, ce qui facilite les repérages.
Au Nord-Est de ce groupe de galaxies, nous trouvons NGC 4631 et NGC 4656. La galaxie de la Baleine est une galaxie ressemblant à notre Voie-lactée vue par la tranche. La « Voie-Laxie » dirait Raphaël, le plus jeune astronome de la soirée. Des différences de luminosité parcourent sa surface. Une petite galaxie satellite, NGC 4627 représente son jet d'eau sur son dos ! A proximité, NGC 4656, a la forme d'une crosse de hockey.
Légèrement à l'Est de Melotte 111, NGC 4565, est appelée la galaxie de l'Aiguille. Elle surpasse la galaxie du Sombrero. Un trait noir (bandes de poussières) est visible dans la galaxie.
NGC 4725 présente un noyau brillant. Il est possible de deviner son unique « bras merveilleux ».
M64 a une apparence bien particulière avec un centre bien net.
NGC 5053 forme avec Alpha Com la base d'un triangle isocèle dont M53 est le sommet. Autant l'amas globulaire M53 se démarque facilement du ciel, autant le second amas globulaire est pratiquement impossible à déceler. Il ressemble davantage à un amas ouvert dont les composantes seraient très, très faibles. Un défi pour les observateurs amateurs de myrtilles :-)

TELECHARGER LE CROA complet : croa05.pdf
Voir la galaxie de la Baleine
Voir la galaxie de l'Aiguille

Balade dans la constellation du Lion

Après une sortie « champagne », nous remontons nos dobsons à la faveur d'une soirée annoncée claire. Les premières impressions sont mitigées mais le fort vent fini par balayer les nuages et la brume. Il fait un peu froid mais nous sommes parés pour une seconde observation en 3 jours.
L'installation terminée, nous jetons quelques coups d’œil réguliers à Jupiter pendant le crépuscule. Pas de Grande Tache Rouge annoncée ce soir. Trois satellites sont bien visibles. Un peu plus tard, un satellite semble se dédoubler ! Les smartphones viennent à notre secours : nous avons assisté à un phému. Un phému (phénomène mutuel) désigne une éclipse ou une occultation vue de la Terre entre les satellites galiléens. Ces phénomènes surviennent à peu près tous les six ans. Petit à petit, Io et Europe s'écartent.
Ensuite nous tournons nos télescopes vers le Lion. Nous utilisons le catalogue TOP 200 réalisé par Bruno Salque. Il a eu la bonne idée de mélanger étoiles, galaxies, astérismes… tous les objets présentant un intérêt dans un télescope de 200 mm.
Le premier de la liste est la Galaxie NGC 2903. Cette galaxie, très étendue, ne fait pas partie du catalogue Messier. C'est la galaxie de la « moustache du Lion » décrite par Jean-Noël quelques jours plus tôt. Surpris par cette belle spirale, nous continuons dans le « cou du Lion ». NGC 3190 est accompagnée par NGC 3193. A l'est se trouve NGC 3185 mais NGC 3187 n'est pas repérée. Il faudra revenir !!!
Deux étoiles doubles sympathiques ensuite : Gamma Leo (Algieba) a deux composantes jaunes tandis que 54 Leo possède 2 étoiles blanches.
Malgré sa signification, le « front », Algieba se situe dans la crinière du Lion. Juste à l'Est, NGC 3227 est une galaxie de Seyfert : son noyau est extrêmement brillant. Elle possède un compagnon presque collé, NGC 3226, encore un beau couple !
Sous le Lion, Messier 96 est plus difficile à trouver car elle manque d'étoile repère à son voisinage. Une fois pointée chacun peut trouver un cheminement différent pour serpenter entre M96, M105 et ses voisines. Le PSA indique 5 galaxies encore plus haut que nous nous amusons à retrouver. L'ensemble concentre 10 galaxies. Nous continuons par NGC 3521, assez isolée, encore plus loin sous le Lion.
Nous faisons un clin d’œil à Jean-Noël en observant le Fantôme de Jupiter qui se trouve au Sud de la 3ième étoile à l'Est d'Alphard « la solitaire », seule étoile brillante de l'Hydre. La nébuleuse du Clown est plus haute dans le ciel et proche de l'étoile Wasat, « milieu » des Gémeaux.

Nous décidons de ranger nos instruments. Avant de partir, nous jetons un coup d’œil sur les constellations visibles en profitant du ciel très clair. Après le Lion, la Vierge nous attend pour le lendemain. Déjà sont visibles vers l'Est, Le Bouvier, la Couronne Boréale, Hercule et même la Lyre. Belles perspectives !

TELECHARGER LE CROA complet : croa04.pdf

Champagne

Champagne pour ce CROA les bottes aux pieds. Vers midi, la météo prévoyait une petite fenêtre en début de nuit. Vers 17 heures de fortes averses compromettaient la sortie. Finalement, vers 20 heures, le ciel redevenait dégagé même si des bancs de brume voilaient régulièrement les étoiles.
Champagne ensuite puisque la dernière sortie collective datait du 12 décembre 2014. Pendant 4 longs mois, les perturbations et les nuages s'étaient installés sur nos belles Pyrénées. En clair, nous n'avions pas observé de tout l'hiver !!!
Champagne enfin, car la pluie de 17 heures a peut-être été décisive pour la qualité de la principale observation du soir : la Grande Tache Rouge de Jupiter.

Après une mise en station facilitée par un crépuscule tardif, nous baladons nos télescopes sur divers objets sans plan de marche précis, juste guidés par l'envie de retrouver quelques sensations derrière nos dobsons. Quelques carbonées, nébuleuses planétaires et galaxies selon nos souvenirs... et les éclaircies. Simple et plaisant.
L'essentiel nous attend. Jupiter est encore assez haute dans le ciel. Vers 23 heures, Jean-Noël pense apercevoir la Grande Tache Rouge. Nous restons perplexes. Les applications pour smartphones la montrent, mais à l'oculaire ce n'est pas évident. Pourtant la vision de Jupiter est superbe. Sur le dobson de 300 mm, avec le Delos de 14 mm derrière une barlow X3, nous grossissons 330 fois. L'image est nette et précise. Des couleurs sont bien visibles au-delà des 2 bandes équatoriales. Le temps passe et la Tache devient évidente pour tous. Nous l'avons enfin notre grosse bulle. Elle se situe sur la droite de la planète. Les brumes cachent régulièrement Jupiter mais nous profitons de chaque éclaircie pour mesurer sa progression. Nous observons une sorte de virgule à l'avant de la Tache (sur sa gauche). La vision est magnifique et se rapproche des dessins qui nous font tant envie dans nos magazines préférés.

Pas besoin de chercher une dernière image avant de ranger. Nous l'avons déjà. La Grande Tache Rouge restera longtemps dans nos esprits.

TELECHARGER LE CROA complet : croa03.pdf

Soirée souvenir

Motivé par le conseil de Patrick de sauter sur la moindre occasion pour observer, je sors mercredi, il fait beau et la Lune se lève après minuit. Je fais la collimation vers 21h, la visée de Jupiter montre que le chercheur n'a pas été déréglé depuis la dernière fois. Les 4 satellites sont visibles, dont un très proche de la planète.
Je m'installe vers 21h30 et je décide de ne pas m'aider de carte ou d'application du téléphone pour trouver des objets. Tous les numéros de catalogue de la liste Objets observés sur la gauche ont été recherchés au moment de la rédaction du CROA. Je vais donc commencer par les objets se couchant et aller petit à petit vers l'est.
Je commence bien entendu par la nébuleuse d'Orion, magnifique, qu'on avait en effet peu observée cette année. Puis je recherche les amas du Cocher, je tombe sur un par hasard et retrouve les deux autres, à gauche et à droite. Ils me font penser au quatrième, le ballon au pied de Castor. Je recherche alors la nébuleuse du clown, je pointe sur une étoile visible à l'œil nu, c'est une étoile du parachute qui aide à la localisation du clown, qui se trouve dans le champ de l'oculaire ! Je cherche une autre nébuleuse, celle du crabe. Elle est peu visible ce soir, et le filtre OIII n'arrange rien du tout, au contraire... Je me dis alors que je vais retenter d'observer la nébuleuse de la Rosette... Et encore une fois, je ne l'ai pas vue ! J'ai bien repéré l'amas ouvert en forme de 6 d'un dé qui se trouve en son cœur mais sinon, rien... Je descends un peu pour chercher l'amas au-dessus de la tête du Grand Chien, comme un ballon sur son nez.
Je fais une première observation de Jupiter, le satellite le plus proche a disparu, les autres se sont rapprochés.
A côté de Jupiter, une tâche nettement visible à l'œil nu. Je pointe dessus et je reconnais l'amas de la crèche. Je suis dans le Cancer ! Je me souviens d'un objet à côté de l'étoile la plus brillante, je le retrouve c'est un amas ouvert. A côté se trouve le Lion, je retrouve la galaxie de la moustache du Lion (surnom non officiel), si vous ne la connaissez pas, je vous la conseille, toute effilée et plutôt brillante. Sous le Lion, j'observe une série de galaxies mais sans les reconnaître. Je trouve le triplet plus vers l'arrière et cette figure de chanteur de jazz. Sous le Lion se trouve une constellation que je ne reconnais pas, peut-être l'Hydre ? Je cherche alors autour de certaines étoiles en quête du fantôme de Jupiter... Mais je ne trouve rien... Dans les lueurs de Lacq je discerne le Corbeau et décide de chercher la galaxie du Sombrero. Je pointe et tombe directement sur l'astérisme de la flèche qui pointe vers elle ! Dans le champ se trouve aussi l'astérisme en forme de tête de vache. En m'éloignant de l'horizon, je me dirige vers la Vierge. Je décide d'essayer de retrouver le chemin pris avec Jérôme dans la chaîne de Markarian. Je retrouve plusieurs galaxies, sans les reconnaître toutes, à peu près une vingtaine.
Arcturus n'est pas loin, je me rappelle qu'un objet se trouve entre cette étoile et Cor Caroli. C'est un amas globulaire !
Je me dirige alors naturellement vers les Chiens de Chasse, trouve la galaxie entre les deux étoiles, puis celle du tournesol puis celle du tourbillon qui me semble très nette. Je trouve la galaxie entre la deuxième étoile des Chiens de Chasse et l'étoile en bas à gauche de la cuve de la casserole, puis la galaxie juste à côté de cette étoile. Je suis le bas de la casserole et trouve la nébuleuse du hibou et sa galaxie voisine. Je termine le tour des galaxies de la Grande Ourse par les plus belles, mes favorites, celles du cendrier (surnom non officiel) et du cigare. Elles sont très brillantes et la troisième galaxie est bien visible également.
Cette brillance me fait penser de nouveau à Jupiter et je me demande si je peux voir l'ombre des satellites se rapprochant de la planète. Je regarde donc avec attention la surface de Jupiter et là, elle apparaît comme jamais je ne l'avais vue, la Grande Tache Rouge ! Elle se distingue nettement de la bande brune et est d'une couleur orange. Je reste à la contempler pendant un long moment... Mais je ne vois aucune ombre de satellite.
Après cette belle image, je me mets à regarder le zénith à l'œil nu, pendant quelques minutes, le ciel est beau et il fait bon. Je retourne vers le nord et remarque une tache assez importante non loin de l'horizon. Je la pointe au télescope et je reconnais le double amas de Persée ! Je ne voyais pas Cassiopée, cachée derrière ma maison. Je me dis que le tour est fini quand je vis à l'est qu'Hercule était levé. C'était l'occasion pour revoir M13 et le deuxième amas globulaire d'Hercule. Je trouve ce deuxième avec un peu plus de difficulté, ne me rappelant plus exactement où il était. Je remarque alors la tête du Dragon non loin, et j'observe alors la nébuleuse de l'œil de chat.
Comme à chaque fois, je termine l'observation en observant de nouveau l'objet le plus marquant, et je retourne naturellement voir la Grande Tache Rouge. Elle a tourné mais dans le sens opposé que j'imaginais. Du coup, je comprends que les satellites ne feront pas d'ombre puisqu'ils vont passer derrière la planète... Mais le premier qui avait disparu était de l'autre côté, il doit donc passer devant ! Malheureusement, je n'arrive pas à le distinguer. Je rentre vers 23h30, très content de cette observation et de cette petite révision !
Jean-Noël

TELECHARGER LE CROA complet : croa02.pdf

L'éclipse partielle solaire

Le vendredi 20 mars 2015 à partir de 9 heures, un brouillard tenace nous a empêchés d'observer l'éclipse dans le Béarn.

Malgré tout des observations ont pu être réalisées à l'école d'Audaux grâce au site internet CLIMSO.

Merci à Géraldine qui étaient "aux manettes" en haut du Pic du Midi.
lunette en h apha
coronographe en h alpha
Sur Ciel des hommes (version française du site APOD) avec une Lune en partie visible grâce à la lumière cendrée : lumière solaire renvoyée sur la Lune par la Terre.

Claude nous a envoyé des images prises depuis l'observatoire de Lyon, également sous le brouillard.
eclipse2015a.JPG
eclipse2015b.JPG

Rendez-vous en Espagne, le 12 août 2026, pour une ECLIPSE TOTALE.

Une sortie improvisée

Je m'installe sur site à 19h30, j'en profite pour procéder à une petite collimation avec l’œilleton (oups 15mm désaxé). Je règle les organes de visés et c'est parti.

Dans un premier temps, je me consacre au planétaire avec Vénus qui brille de mille feux. Je constate qu'elle a une forme quasi circulaire et en dé-focalisant elle ressemble à « PACMAN », génial ! Je poursuis, s'en m'y attarder, sur Mars qui surplombe d'environ 2° Vénus. Je termine par la géante gazeuse Jupiter autour de laquelle je distingue trois satellites. Muni du DELOS 1 7.3, j'admire longuement les bandes équatoriales quand soudain j'aperçois un disque noir entre celles-ci. En effet, la lune m'a offert son ombre sur Jupiter, je suis comblé.

Remis de mes émotions, je me dirige vers Cassiopée à la recherche de ces deux amas ouverts M52 (mag6,9) et M103 (mag7,4), le rendu est correct. Je poursuis avec le double amas de Persée qui m'offre un piqué remarquable, je contemple cette splendeur. Un détail m’interpelle au cœur du NGC 869, un chapelet de cinq étoiles formant un sourire puis juste au-dessus une étoile plus brillante et encore au-dessus, de part et d'autre de cette dernière, deux groupes d'une demi douzaine d'étoiles. Je relie les différents points de chaque groupe et là ! Je découvre un visage, je le surnomme « le clown de Persée ». Me sentant dans une soirée riche en émotion, je pointe les trois galaxies d'andromède, M31 et M110 ont un cœur très lumineux au détriment de leur aspect général. Les constellations des Poissons et de la Baleine me livrent des objets relativement faibles. Je poursuis avec M1 dans le taureau, qui est relativement lumineux et me parait plus gros que d'habitude (une impression peut-être). Je chausse le 30mm Kepler pour contempler le merveilleux M45, je compte une douzaine d'étoiles de magnitude sensiblement égale de couleur bleuté.

Il est 21 h15, il fait 7°c, la petite brise me glace le sang, je décide de pointer deux objets qui, je le sais, me laisseront une belle image pour aller dormir. Tel un feu de Bengale sur un gâteau d'anniversaire, Sirius jaillit dans le DELOS, la puissance thermonucléaire à l'état pur. Le guerrier Orion m'appelle sur son épée à la rencontre de M42/43, à ce moment là je regrette de ne pas avoir pris de quoi dessiner cette nébuleuse très lumineuse et contrastée. Un quadrilatère somptueux me fait penser à un œil. Les contrastes me laisse imaginer la silhouette d'un Phoenix survolant son territoire.

Enfin, je décide de rester sur cette image pour rentrer près du feu, avec des émotions et des étoiles plein les yeux.

Didier

TELECHARGER LE CROA complet : croa01.pdf

La comète Lovejoy C/2014 Q2

Terry Lovejoy, astronome amateur australien, a découvert cette comète le 17 juillet 2014. Elle est actuellement visible depuis la France. Elle a traversé la constellation du Lièvre et se situe dans celle de l'Eridan avant de rejoindre le Taureau.
2015-01a.jpg
En ce début d'année 2015, malgré la Lune très gênante et presque voisine, elle est visible aux jumelles depuis le centre d'Orthez.

2015-01b.jpg
Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Plus d'informations sur le site heavens above

Deux messages sur le forum de Webastro pour mettre à jour Stellarium et faire apparaître la comète :
webastro 1
webastro 2

Sous la Voie Lactée à Hautacam

Observatoire d'Hautacam
Une heure et 50 minutes suffisent pour rejoindre Hautacam depuis Orthez en roulant très tranquillement grâce à l'autoroute (sortie Tarbes centre).
Le parking de la station de ski domine Argelès Gazost (vers l'ouest). Les sommets environnants ne sont pas beaucoup plus hauts. Près du refuge, le club de Lourdes a fait construire un bâtiment avec coupole. Nous avons rencontré le président qui nous a fait gentiment visiter les installations. A terme, le club souhaiterait développer un centre de recherche astronomique amateur tout en accueillant le public.
Après la collation, la brume envahit le fond de la vallée, tandis que nous restons bien au sec sur notre hauteur. La nuit est magnifique, température inférieure à 10 degrés mais positive, uniquement perturbée par quelques épisodes de vent courts et violents. Équipés de nos tenues de ski, nous sommes parés !

Sous la Voie Lactée
Les observations commencent tôt grâce au passage à l'heure d'hiver. À 20 heures, il fait presque noir et la Voie Lactée est de plus en plus lumineuse dans le ciel. Un vrai petit Atacama !
Après le fin croissant de Lune, qui s'est débarrassé de Saturne en 24 heures, nous pointons les classiques de la Voie Lactée en commençant par le Sagittaire. La constellation est franchement inclinée, prête à passer le relais pour de longs mois aux constellations suivantes.
Pendant toute le nuit, nous avons remarqué un nombre considérable d'avions. Le responsable du club d'Hautacam avait mentionné des A 380. C'est peut être l'un d'entre eux, qui nous a perturbés de longues minutes sous la constellation du Cocher, plein Est en direction de Toulouse, avant que son déplacement ne devienne évident à l’œil nu. Nous l'avons même suivi au télescope lors de son passage au zénith, tout comme l'ISS peu de temps avant.
Les dentelles sont évidentes, magnifiques. Autour de l'étoile double 52 (compagnon très faible) la partie occidentale est fine et visible. L'emploi d'un filtre est nécessaire pour découvrir la partie orientale plus large et diffuse (NGC 6960). NGC 6995, en forme de « U » à l'oculaire, s’élargit également vers l'Est. En revanche NGC 6992 est à peine perceptible sans filtre.
Proches de l'étoile Deneb du Cygne, les nébuleuses North America (NGC 7000) et du Pélican (IC 5070) se distinguent en masquant la Voie Lactée. A l'oculaire, les étoiles jouent à cache-cache avec les nébuleuses. Au centre, seules les plus grosses sont visibles. En revanche en périphérie, nous découvrons un fourmillement d'étoiles.
À proximité, la nébuleuse planétaire NGC 7027 a une petite coloration verte et semble clignoter. L'étoile double variable « Piazzi's Flying Star » a une belle teinte jaune orangée très lumineuse ; étudiée par l'astronome italien Giuseppe Piazzi en 1806, son mouvement propre serait visuellement égal à un diamètre de pleine Lune tous les 150 ans.

Quelques cheminements et de belles images
T Lyrae : En plaçant la mire du Telrad à la tangente de l'étoile Kappa en direction de Véga, l'étoile carbonée est dans le champ de l'oculaire.
L'étoile cramoisie du lièvre : L'étoile 64 placée sur le bord supérieur de la mire permet de trouver cette autre étoile carbonée.
M41 : L'amas ouvert se repère à l'aide de l'étoile Upsilon 2. Upsilon 1 est une étoile double. Upsilon 3 n'a pu être dédoublée.
M31 : Large de plusieurs champs oculaires et deux bras sombres bien visibles.
L'étoile Meissa, tête d'Orion est le coeur d'un joli amas ouvert : Cr 69.
2014-10f.jpg M81 et M82 accompagnées de 2 galaxies NGC 2976 et NGC 3077.

La tête de cheval. Enfin !
1 500 mètres d'altitude, un ciel pur, le filtre H-Beta, un télescope de 400 mm de miroir, des séances de repérages… Nous avions bien préparé le terrain. Son observation reste malgré tout subtile. L'utilisation des lampes rouges pour observer la carte ou dessiner a certainement gêné nos observations.
La forme de la nébuleuse observée à l'oculaire ne correspond pas tout à fait à la page C de notre PSA. De plus, de nombreuses étoiles supplémentaires sont visibles dont un « mini-cintre ». Une forme noire est visible néanmoins à l'emplacement de la Tête de Cheval.
2014-10g.jpg
2014-10h.jpg

CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGRANDIR 2014-10i.JPG L'observatoire sur un bout de parking de la station de ski.
2014-10j.jpg
Panorama au sommet.
2014-10d.jpg Les dernières voitures partent et nous restons seuls au sommet.
2014-10c.jpg La nuit s'annonce bonne.
2014-10e.JPG
La Lune est bien visible mais Saturne est déjà couchée.

Rencontre avec le club de Monein

17 octobre 2014, soirée agréable, température douce, dernier croissant de Lune.

Un beau 360
Avec l'aimable autorisation de Robert Cazetien, responsable du club de Monein, nous posons nos Dobson face aux Pyrénées. Nous profitons d'une des dernières observations avant le changement horaire, pour nous installer de jour et bien collimater nos instruments.
La proximité des lumières du complexe de Lacq nous impressionne. Pourtant, au fur et à mesure que la nuit s'installe, elles ne produisent pas ce « halo orange » qui masque notre horizon Nord-Est depuis Loubieng. Les étoiles semblent même plus visibles. A vérifier.
Depuis Monein, un halo blanc provenant de la ville de Pau s'élève dans la direction de l'Est tandis qu'Oloron bouche légèrement le Sud. Globalement, nous pouvons profiter d'un 360° très intéressant.
A l’œil nu, la planète Mars se rapproche du Sagittaire. Mais son observation au télescope est décevante car elle est trop basse de l'horizon.

Échanges fructueux
Après la réunion du club d'astronomie dans une salle du Foyer Rural, les premiers astronomes amateurs de Monein arrivent. Nous commençons par visiter la coupole. Respectueusement, nous pénétrons à l'intérieur et découvrons un instrument âgé de 30 ans. Il s'agit d'un Newton de 200mm sur monture équatoriale avec motorisation. Il est facile d'imaginer les longues nuits d'observations qui ont pu avoir lieu dans cette coupole.
C'est à notre tour de présenter les 3 Dobson des astronomes d'Orthez : un 250mm, un 300mm et un 400mm. Nous poursuivons par une observation visuelle des classiques des ciels d'été et d'automne : M13, M17, M27, M31, M57, les étoiles doubles Albireo et Almach…
Nous faisons découvrir la cascade de Kemble, la Boule de Neige Bleue (NGC 7662), les étoiles carbonées à nos hôtes. Robert nous apprend à mieux pointer la Nébuleuse Clignotante (NGC 6826) et nous détaille les mécanismes physiques et nucléaires intimes en jeu dans les étoiles.

Répéter les objets
Notre capacité à repérer des objets sans GOTO impressionne parfois. L'utilisation du PSA avec une reproduction de la mire du Telrad sur du celluloïd sont d'excellents outils. Malgré tout, il faut parfois s'entraîner sur des objets particuliers.
La fameuse Nébuleuse Clignotante par exemple, dans l'aile occidentale du Cygne, peut se repérer à l'aide de l'étoile 16. Avec le Telrad, elle se trouve à environ une cible en direction de Deneb en partant des 2 étoiles du bout de l'aile : Iota et Kappa.
M81 et M82 sont pointées à l'aide des étoiles Sigma 1 et 2, bien visibles à l’œil nu depuis Monein. Ensuite, il est possible de repérer l'étoile 24. La nébuleuse de Bode se trouve à une demi cible environ, en direction de l'étoile Dubhe de la Grande Ourse.
Enfin, B33, la Nébuleuse de la Tête de Cheval est bien localisée... mais reste toujours invisible dans nos oculaires malgré l'emploi du filtre H-beta. Nous attendrons un ciel parfait et que la constellation soit bien haute dans le ciel pour nous prononcer définitivement.

Coincer la bulle
L'expression est attribuée aux artilleurs à qui l'on demandait de régler les niveaux à bulle des pièces d'artillerie. Une fois la bulle "coincée" entre les deux repères, ils n'y avaient plus qu'à attendre.
Après le départ de membres du club de Monein, nous décidons d'attendre le lever de la Lune et de Jupiter autour de 3 heures du matin. Le « dossier méridien » d'Astronomie Magazine d'octobre est consacré à Céphée et Cassiopée. Près de M52, déjà observé en décembre 2013, nous localisons la Nébuleuse de la Bulle (NGC 7635), sans l'observer même si un léger halo autour l'étoile centrale laisse présager la présence de la nébuleuse.
La Lune se lève peu après Jupiter. Le Golf des Iris est bien visible en bordure de la mer des Pluies. La lumière cendrée est magnifique.

Fin des observations à 4 heures du matin.

Rendez-vous avec Cérès

2 octobre 2014
Soirée agréable, température douce, premier quartier de Lune.

Rapprochement Saturne-Cérès.
Ce 2 octobre, le podcast des éphémérides de Ciel et Espace Radio annonce un rendez-vous rare : un rapprochement à seulement un demi degré entre Saturne et Cérès. Les rapprochements sont des moments importants de l'astronomie. Ils permettent avec des marqueurs comme la Lune ou les planètes de pointer des objets plus anachroniques ou subtils à observer.
La planète naine Cérès fait partie de ce groupe. Plus gros objet de la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter, elle a un diamètre de 950 kilomètres. Elle se situe à presque 3,5 UA (distance Terre Soleil). Sa magnitude est voisine de 8,5. Elle recevra la visite de la sonde Dawn en février 2015.

Une observation difficile
La position de la planète Saturne est basse sur l'horizon. A la turbulence atmosphérique, s'ajoute une bande nuageuse qui bouche l'horizon sud. Les conditions ne sont pas optimales pour l'observation. A faible grossissement (X50), Saturne paraît bien petite. Sa coloration est proche de la couleur orange. 3 télescopes sont en position : un 300 mm, un 200 mm et un 150 mm mais avec des orientations légèrement différentes.
A l'oculaire, deux points lumineux apparaissent près de la planète. Un plus lumineux au pôle Sud et un vers l'ouest. Il s'agit de Titan. Le premier point n'est pas un satellite ni Cérès mais une étoile dans le voisinage : HIP 74 591. Plus loin, les étoiles A, B et C sont bien repérées à l'oculaire vers le haut et la gauche (au Sud et à l'Ouest de Saturne).
Plus lumineux que Titan, Cérès n'est pas évident à repérer. Nous survolons la zone qui disparaît vite les brumes. Frustrant.

Une visite inattendue
La soirée se termine par l'arrivée de 2 voisins qui prennent le temps de faire un tour de ciel : constellations, classiques du ciel : M13, M27, Albiréo, galaxie d'Andromède, astérisme « ET »… et bien sûr la Lune.

2014-10A.jpg

2014-10B.jpg

Premier CROA d'un très jeune astronome

Raphaël, très jeune astronome, a observé la planète Mars et la Lune gibbeuse croissante.
Ces dessins détaillés sont riches en informations : ils permettent par exemple, de constater l'inversion des images dans un télescope Newton, de noter des cratères sur notre satellite ou des couleurs sur Mars...
BRAVO Raphaël

2014-06a.jpg
2014-06b.jpg

Opéra céleste

Vendredi 7 mars 2014
Température positive, inférieure à 10 degrés. Pas d'humidité. Premier quartier de Lune.

Introduction
Les spectateurs doivent se tenir prêts la seconde semaine du mois de mars. De préférence à la Nouvelle Lune. C'est uniquement à cette période qu'il est possible d'écouter cette ode du ciel profond. Mais avant que le spectacle ne commence, quelques mots sur l'orchestre. Les solistes se nomment galaxie d'Andromède et les Pléiades. Derrière ces stars, l'orchestre se compose de galaxies, d'amas globulaires, de nébuleuses planétaires, de rémanents de supernovas et même de quelques étoiles isolées, un peu perdues, dans cet ensemble de 110 musiciens. Le chef n'est autre que Charles Messier en personne. Astronome du Roi, il est surnommé le furet des comètes. Il compile des années durant toutes ces nébuleuses du ciel. L'orchestre prêt, le spectacle peut commencer.

L'ouverture
Dès l'apparition du crépuscule, les spectateurs fouillent le ciel à la recherche des premières galaxies perdues dans les dernières lueurs du Soleil. Leur musique est faible, presque imperceptible. Il faut être mélomane averti pour déceler leur présence d'autant plus qu'il y a un spectateur gênant : le premier quartier de Lune. Ensuite les mouvements s'enchaînent sur une partition bien rythmée.

Le chœur
Le chœur du spectacle se nomme l'amas de la Vierge. A la suite du majestueux mouvement du Lion, avant celui de la Vierge, le tempo s'accélère. Les galaxies jouent serrées. Elles s'enchaînent et donnent le vertige. Le spectateur ne sait plus où poser ses yeux. Heureusement, les souvenirs d'une répétition plus ancienne encore, au printemps 2013, permettent d'apprécier toute l'harmonie de l'amas.

L'entracte
Vers 3 heures du matin, c'est le moment de souffler un peu. Les spectateurs en profitent pour se détendre et observer le ballet des satellites jupitériens.

Le final
Le final de l’œuvre est exceptionnel : notre galaxie devient la diva du ciel. Sa voix matinale est claire. Elle s'élève du Sagittaire jusqu'à la Lyre. Quelques notes s'étendent même au-delà. C'est un véritable crescendo d'amas globulaires et de nébuleuses.

Conclusion
Peu avant 7 heures du matin, les musiciens disparaissent un à un derrière un rideau de lumière. Les spectateurs méritent des applaudissements. La symphonie n'a plus de secret pour eux. Les rares fausses notes sont à mettre au compte du Soleil occultant l'observation de 8 objets sur 110. Ce qui ne devait être qu'une simple répétition générale se transforme en triomphe.

CROA écrit le jeudi 17 avril à l'opéra d'Avignon, devant la première du Dilettante d'Avignon, opéra comique en 1 acte de François Benoit Hoffman terminé par Léon Halévy.

Un hibou sur la Lune

Mardi 10 décembre 2013. Température voisine de zéro. Pas d'humidité. Premier quartier de Lune.

La Lune
Nous commençons par observer la Lune. Au septième jour de la lunaison, le terminateur se situe près du cratère Platon. Seules ses crêtes sont visibles, éclairées par la lumière rasante du Soleil. Non loin de là, sur la partie éclairée, la Vallée Alpine est bien visible.
Vers le centre du satellite, les cratères Ptolémée, Alphonse et Arzachel présentent une image cocasse. En effet, les deux derniers ont un piton central très évident. Avec un autre cratère situé entre eux, vers l'Ouest, Alpetragius, ils forment le « visage d'un hibou ». Une recherche rapide sur la toile n'a pas donné de résultats sur cette ressemblance. Nous rechercherons à nouveau le « hibou » lors d'une nouvelle lunaison.
Un peu plus vers le Sud, le centre d'un autre cratère semble également « nous faire de l’œil », avec une forme en « amande » très prononcée.

Jupiter
Les quatre satellites sont visibles vers l'Est, en enfilade. La vision est inversée dans nos télescopes et ils apparaissent sur la droite de la planète. Du plus proche au plus éloigné, cela donne : Io, Ganymède, Callisto et Europe. Mais Europe est « au maximum de son orbite » et commence à « revenir vers Jupiter ». Au cours de la nuit, nous observons ainsi Callisto « doubler » Europe pour continuer sa course vers l'Est. Merveilleux balai dans l'espace que nous ne voyons qu'en 2 dimensions !!!
La consultation des éphémérides nous apprend que la Grande Tache Rouge n'est pas visible à ce moment là.

Un peu de ciel profond
La lumière renvoyée par la Lune « blanchit le ciel » et les objets que nous aimons chercher deviennent décevants...lorsqu'ils sont encore visibles. Plus aucune nébuleuse autour d'Alnitak !
Au T400, la Nébuleuse de l'Esquimau est grossie 640 fois.
Les Galaxies M81 et M82 sont vues dans les trois télescopes. Découvertes par l'astronome allemand Johann Elert Bode le 31 décembre 1774, elles sont redécouvertes par Pierre Méchain en 1779. Charles Messier les ajoute à son catalogue en 1781. Elles sont connues sous le nom de Nébuleuse de Bode. Une troisième galaxie est presque visible dans le même champ : NGC 3077.
Entre Céphée et Cassiopée, dont il fait partie, M52 est un amas ouvert discret de la Voie Lactée. NGC 7635, la Nébuleuse de la Bulle voisine n'est pas observée.
M79 est un petit amas globulaire de la constellation du Lièvre.
Près de l'étoile Mu Lepus, à la base des « oreilles », une petite galaxie apparaît : NGC 1832.

Quelques astérismes pour finir
Dans le bras d'Orion partant de l'étoile Bételgeuse, NGC 2169 dessine le nombre 37 à l'envers (toujours dans nos télescopes). Une chaîne de 5-6 étoiles de même magnitude se situe légèrement à l'Est.
L'astérisme du Saxophone dans Persée se situe non loin de l'étoile Mirphak. Déjà repéré en Provence cet été, l'alignement d'une quinzaine d'étoiles est très beau aux jumelles. Le saxophone demande un peu d'imagination.
Dans le prolongement de la corne Est du Taureau, se trouve le Spermatozoïde formé d'une dizaine d'étoiles.
Dans les Pléiades, une dizaine d'étoiles de magnitude décroissante, forment la Tresse d'Alcyone.

Fin des observations à 2 heures du matin.

B33 en cadeau d'anniversaire

Mardi 3 décembre 2013
Température positive et plutôt agréable. Pas d'humidité. Nouvelle Lune. Très beau ciel.

Une mise en place progressive
Un premier mardi du mois avec un ciel clair, cela n'arrive pas souvent ! L'arrivée des astronomes amateurs est échelonnée et la mise en station des 2 principaux télescopes perturbée par un laser de collimation qui lâche au dernier moment.
Petit à petit nous trouvons nos marques. Les étoiles sont bien là. En avant pour les classiques du ciel d'automne et du ciel d'hiver pour se faire la main (l’œil). Dans cette nuit sans Lune, Jupiter est également l'objet de notre attention. Pas de phénomène particulier visible. Les 4 satellites sont présents.

Quintet de Stephan et nouveaux objets
Au T400, NGC 7331 est bien visible mais les cinq galaxies voisines du quintet restent très faibles et décevantes en visuel.
NGC 2261, la nébuleuse variable de Hubble, a une forme triangulaire ressemblant à une comète. En 1916, Hubble notait d'après des photographies que la forme de la nébuleuse pouvait changer en quelques semaines.
NGC 2264 comprend la nébuleuse du Cône (non visible) et l'amas de l'arbre de Noël très agréable à l’œil.
NGC 2237, la nébuleuse de la Rosette possède en son centre un amas ouvert d'étoiles jeunes, NGC 2244.
En ce qui concerne les étoiles, Castor est une étoile double, Rigel a un petit compagnon optique, Mu Cephei l'étoile Grenat (Garnet Star) plutôt décevante indique le nord de la planète Mars comme l'étoile Polaire pour la Terre et R Leporis surnommée l'étoile Cramoisie par l'astronome anglais JR Hind (Hind's Crimson Star).

B33
Nous avons fouillé à nouveau la région d'Anitak, l'étoile la plus à l'Est de la ceinture d'Orion. Encore un peu vers l'Est, la nébuleuse NGC 2024 est très nettement visible avec 2 zones plus sombres. Vers l'Ouest cette fois, un astérisme est formé de 5,6... étoiles. Mais c'est vers le Sud d'Alnitak que se situe le plus intéressant. Une nébuleuse qui s'étire présente en son sein des étoiles mais aussi la nébuleuse de la Tête de Cheval B33 (nébuleuse obscure). L'observer en visuel et sans filtre h-beta est un défi, d'ailleurs seul un observateur l'a identifiée au T400 et décrite : « une impression de vide, un manque à l'emplacement de la tête de cheval en déplaçant légèrement le télescope ». Bravo ! Quel beau cadeau d'anniversaire ! Pour les autres observateurs, il faudra attendre un peu... A noter pour finir la nébuleuse NGC 2023 autour d'une étoile dans le même secteur.

Balade dans la constellation de l'Eridan
Selon la mythologie grecque, Eridan est le fleuve dans lequel Phaéton, fils d'hélios le Soleil, est tombé après avoir perdu le contrôle du char de son père. A notre latitude, Achernar (fin du fleuve) l'étoile principale n'est pas visible. Les autres étoiles sont peu brillantes. La constellation est l'objet de la rubrique au méridien d'Astronomie Magasine de décembre 2013. Malgré l'heure bien avancée, Jean Noël prend la direction des opérations.
Nous observons pour commencer la nébuleuse planétaire NGC 1535. A 190x, elle présente des irrégularités sur sa surface. Sa légère coloration bleue lui a valu le surnom d’ « œil de Cléopâtre ». Ensuite c'est au tour d'une dizaine de galaxies toutes faibles voire très faibles de défiler devant nos yeux. Pas besoin de GOTO, Jean Noël est là. Bravo !
Plus bas que l'horizon, le PSA révèle page 19, la présence d'un groupe de galaxies certainement agréable à l’œil.

La comète Lovejoy 2013 est encore très basse sur l'horizon à l'heure où nous rangeons. Les jumelles ne permettent pas de la repérer.
Fin des observations à 4 heures du matin.

Sorties hivernales

Mercredi 27 et jeudi 28 novembre 2013

Températures négatives, sans humidité. Bien couverts, nous avons pu observer dans de très bonnes conditions.

Nous avons profité de 2 « fenêtres météos » pour sortir nos télescopes en milieu de semaine. Si l'on ajoute le changement d'horaire à plusieurs semaines d'inactivité forcée, nos « repères habituels » ont été passablement perturbés. Nous avons en effet retrouvé Pégase presque au zénith, les 3 belles d'été sur l'horizon ouest et les constellations du ciel d'hiver à l'est.

Jupiter se lève à 21 heures mais reste basse sur l'horizon un long moment. La turbulence gêne les observations en début de soirée. Par contre au moment de ranger les télescopes, elle est assez haute dans le ciel pour rentrer au chaud avec de belles images plein la tête. Chaque soir les 4 satellites galiléens sont bien présents. Jupiter se situe dans la constellation des Gémeaux, non loin des étoiles Castor et Pollux. Nul doute que la géante gazeuse va bien occuper nos nuits d'hiver.

Nous avons observé M42 et M43. Surprise, le PSA (Pocket Sky Atlas) que nous utilisons réserve quelques cartes supplémentaires à « l'endroit » en fin de livre : cartes A, B, C et D. Nous avons parcouru l'épée d'Orion dans tous les sens avec des oculaires à grand champ. De part et d'autre du trapèze, étoiles et nuages de gaz sont magnifiques. Au-dessous, se trouve la nébuleuse 1980, au-dessus la nébuleuse 1977 et l'amas ouvert 1981. Les étoiles sont très nombreuses et mériteraient une observation plus précise à elles seules. M43 est légèrement au-dessus de la grande nébuleuse (M42). C'est une nébulosité entourant une étoile. Nous avons cherché à localiser la nébuleuse de la tête de cheval (B33) près de l'étoile Alnitak dans la ceinture d'Orion. Rien de visible, mais nous avions lu sur le forum de web astro qu'un filtre dédié était nécessaire pour déceler une des plus belles images du télescope Hubble. Le 400mm et le ciel pur n'ont pas suffi ! Dommage.

Parmi les objets observés, M31 et ses voisines, M1, Hélix, les amas du cocher (M36, M37 et M38), M35, M15, l'anecdotique amas ouvert NGC 1664 et son voisin NGC 1582... Également observé, NGC 7331, mais nous n'avons pas repéré le Quintet de Stephan. Mais là encore nous avons recherché la difficulté car la galaxie la plus brillante dépasse la magnitude 13 !!!

Mur droit, cascade Kemble...

Samedi 12 octobre 2013. Ciel clair avec quelques zones brumeuses. Rosée vers 23h30. Fin des observations à minuit 30.

L'ISS au télescope
Arrivé en avance pour préparer le télescope et le mettre en température, j'observe Vénus qui présente un beau quartier, la Lune puis je tente de trouver quelques objets du ciel d'été alors que les premières étoiles apparaissent.
Surprise dans le Telrad, j'aperçois « 2 étoiles Véga » ou plutôt Véga et un point lumineux encore plus brillant en train de la « dépasser » : c'est L'ISS au zénith. Je change rapidement mon oculaire pour passer au 28 mm, fais une mise au point encore plus rapide sur la Lune et vise la station spatiale. Je la « suis » pendant presque deux minutes. Grâce au champ large, c'est assez facile. Par contre je ne vois pas de détails sur la station, juste une forme rectangulaire bien brillante. Tout autour d'elle, les étoiles ponctuelles défilent suggérant la vitesse colossale du satellite artificiel : environ 28 000 km/h. Une première très sympathique.

Le Mur droit (Rupes Recta)
Proche des cratères Ptolémée, Alphonse et Arzachel, le Mur droit se situe dans la mer des Nuées. Il s'agit d'un escarpement mesurant 120 kilomètres de long. Les britanniques l'appellent la « voie ferrée ». A l'oculaire (vision doublement inversée du newton), elle apparaît comme une ligne mince. Elle relie un petit cratère Thebit D (non observé) vers le bas à un petit massif montagneux vers le haut. L'ensemble est connu dès le 17ième siècle et Christian Huygens a comparé l'ensemble à une épée. A 190x nous avons observé le petit cratère Birt de 17 km de diamètre sur la droite du Mur.

NGC 404
Mirach est l'étoile orangée utilisée régulièrement pour pointer la galaxie d'Andromède. A 109x une étoile plus discrète de magnitude 8 est visible vers l'E. Vers le N, format presque un triangle équilatéral se trouve une discrète galaxie de magnitude 10 appelée le « fantôme de Mirach ».

Almach, très belle étoile double
L'étoile Gamma de la constellation d'Andromède nous a réservé une belle surprise. Nous l'avons pointée par hasard alors que nous voulions revoir Mirach. Mais le ciel avait « tourné » entre temps !!! A 109x, c'est une géante orangée très lumineuse accompagnée d'une petite étoile bleue. Les deux sont bien visibles dans une zone sombre. La seconde étoile ayant 2 autres compagnons (non observés), l'ensemble formerait un système quadruple.

Autour de Mirfak
Bizarrement les étoiles autour de Mirfak ne font partie d'aucun catalogue ! Aux jumelles, l'ensemble est très agréable à observer. Certains ont vu la lettre « y » d'autres une courbe de 6 à 10 étoiles prolongées d'étoiles plus faibles se terminant en « amas ouvert » rappelant les Pléiades.

La cascade de Kemble... et ses environs
La cascade est peu visible à cause de la lumière de la Lune. A 54x il est facile de remonter ce superbe alignement formé d'une vingtaine d'étoiles de magnitude 8 environ. Au milieu de la cascade, se trouve une étoile de mag 5. A l'origine de la cascade, légèrement vers l'O, se trouvent trois étoiles de mag 6,3-4,75-5,05 ainsi qu'une étoile carbonée.
NGC 1502 est très bel un amas ouvert en bas de la cascade. Il contient 2 étoiles orangées assez proches. Légèrement vers l'E se situe NGC 1501 une nébuleuse planétaire discrète à 54x. Entre les deux NGC, se trouve une étoile carbonée.

Point vernal...

Mardi 24 septembre 2013. Ciel de plus en plus brumeux à partir de 23 heures. Forte rosée. Fin des observations à minuit.

En l'absence de planète intéressante à observer, le début de soirée est consacré aux classiques du ciel d'été (M13, M57) ou du ciel d'Automne (triplette M31, M32 et M110). Quelques objets messier oubliés sont ensuite pointés.
M14 : discret amas globulaire dans la constellation du Serpentaire.
M29 : amas ouvert noyé dans la Voie Lactée non loin de l'étoile Sadr de la constellation du Cygne. Il peut laisser penser à un papillon ou à des parenthèses dos à dos.
M103 : bel amas ouvert dans la constellation de Cassiopée. Trois étoiles brillantes délimitent une forme triangulaire au milieu de laquelle se trouvent 2 belles étoiles orangées.

Deux beaux astérismes
Non loin de l'étoile Arcturus dans la constellation du Bouvier, le « bicorne de Napoléon » est formé d'une dizaine d'étoiles.
La cascade de Kemble est un alignement de fines étoiles blanches. Quelques étoiles plus importantes parsèment cet alignement observable avec une simple paire de jumelles entre Cassiopée et la Girafe.

Cheminement pour trouver la Boule de neige bleue
NGC 7 662 observée récemment semblait échapper à nos télescopes. En fait, nous cherchions à l'aide de cartes peu adaptées. La solution est venue d'un smartphone équipé du logiciel Sky Safari. Tenu à bout de bras, il a finalement indiqué la bonne région du ciel. Facile. Cela nous a conduit à imaginer des soirées d'observations sans cartes mais avec une tablette gyroscopique équipée d'un bon logiciel astro. Nous qui fouillons le ciel sans Goto, sommes obligés de reconnaître que les avancées technologiques ont du bon.

Repérage du point vernal gamma
Le point vernal, appelé gamma, est un des 2 points où se croisent l'équateur céleste et l'écliptique. Le soleil se trouve au point vernal à l'équinoxe de printemps, journée particulière où la durée du jour est égale à celle de la nuit.
Par ce point passe également le méridien 0. Cette ligne commence à proximité de l'étoile polaire, continue sous « la pointe du toit de Céphée », passe au-dessus de Cassiopée, coupe le grand carré de Pégase puis la tête du poisson occidental...
Le point vernal est juste sous le ventre du poisson. Il définit le 0 des déclinaisons et des ascensions droites, c'est donc l'origine des coordonnées célestes permettant de repérer toute étoile dans le ciel.

La belle Lune orangée était déjà haute quand nous avons quitté notre point de vue de Loubieng.

Neptune barlowtée depuis un balcon orthézien

Mercredi 11 septembre 2013
Ce CROA est aussi le premier essai de mon Delos 8mm reçu samedi dernier. Il vient compléter ma gamme d'oculaires constituée d'un Delos 14mm et d'un oculaire Meade de 28mm. Il va me permettre enfin de passer à des grossissements plus adaptés aux observations.
La première cible est la Lune. L'image est belle malgré la turbulence. Les détails sont nets et le pôle sud constellé de cratères. Je tente une Barlow X2, bas de gamme. L'image est très correcte alors que je grossis 300 fois avec un modeste Dobson de 200mm.
Viennent ensuite l'amas d'Hercule et l'anneau de la Lyre. La perte de luminosité est sensible. Je passe plusieurs minutes à régler les viseurs pour m'aider à trouver les objets avec le 8mm.
Je tente Vega et il me semble voir la figure d'Airy en défocalisant. Le secondaire semble bien placé et les cercles réguliers. Mais je ne suis pas habitué à lire cette image.
A la faveur d'une belle trouée vers le sud, je tente alors Neptune. Aux jumelles, je reconnais facilement les étoiles et la planète est même visible. Par contre au télescope c'est autrement plus difficile. La pollution lumineuse m'efface toutes les étoiles que je vois aux jumelles. Finalement, je vise approximativement au Telrad. Je me dirige ensuite avec le renvoi coudé qu'habituellement je n'utilise jamais, mais qui ici, fait office de jumelle simple. Facile et je découvre l’intérêt de disposer de 2 viseurs différents et complémentaires. A un grossissement de 150 fois, je distingue facilement la couleur bleuâtre de la planète alors que sa voisine de même magnitude est plus orangée. Avec la Barlow, grossissement de 300, Neptune perd son aspect ponctuel. C'est gagné.

Le bilan de la soirée est mitigé au niveau du Delos 8mm.
- Il n'est pas para-focal avec le 14mm : je dois en passant de l'un à l'autre refaire la mise au point. A moins que je trouve un système en utilisant les bagues de réglage, cela m'a fortement déçu.
- Second point négatif, le positionnement de l’œil n'est pas toujours aisée. Avec des lampadaires presque en face au porte oculaire, j'ai passé mon temps à me servir de ma main gauche pour faire écran et essayer de mieux voir.
+ Par contre une fois l’œil calé, la sensation d'immersion dans le ciel est géniale.

Il faudra donc le tester loin des lumières de la ville dans le 300mm. Cependant, repérer Neptune depuis un balcon urbain laisse présager de bonnes dispositions.

CROA de rentrée

Malgré la reprise pour certains, le travail pour d'autres, nous étions nombreux ce mardi sur les hauteurs de Loubieng pour une soirée d'observation conviviale. La soirée fut magnifique. Ciel limpide, pas de rosée et température voisine de 20 degrés. Après minuit, une légère brume osa apparaître dans le fond du vallon du gave de Pau, sans jamais oser s'aventurer plus loin. Un régal !!!

En ce qui concerne les observations, Vénus et la toujours plus basse sur l'horizon Saturne, assurent le début de soirée.
Moins de trois semaines avant l'équinoxe d'automne, les crépuscules sont plus courts et la Voie Lactée avec les classiques du ciel d'été sont visibles avant 22 heures.
En deuxième partie de soirée, nous nous attaquons à quelques nébuleuses plus discrètes mais sympathiques, parfois poussée à un grossissement de 600 dans le dobson de 400mm.

  • la nébuleuse du petit haltère (M76 ou NGC 650, Persée),
  • la nébuleuse de l’œil de chat (NGC 6 543, Dragon),
  • la nébuleuse clignotante (NGC 6 826, Cygne),
  • la nébuleuse Saturne (NGC 7 009, Verseau),
  • la nébuleuse Hélix (NGC 7 293, Capricorne),
  • la nébuleuse de la boule de neige bleue (NGC 7 662, Andromède),
  • ...

Nous terminons par Uranus bien grossie dans le 400. Malheureusement Neptune nous échappe. Tous les points lumineux dans le secteur où nous l'avions observée il y a un mois restent ponctuels quelque soit le grossissement. Où est-elle passée ?

A suivre !

- page 1 de 3