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Sous la Voie Lactée à Hautacam

Observatoire d'Hautacam
Une heure et 50 minutes suffisent pour rejoindre Hautacam depuis Orthez en roulant très tranquillement grâce à l'autoroute (sortie Tarbes centre).
Le parking de la station de ski domine Argelès Gazost (vers l'ouest). Les sommets environnants ne sont pas beaucoup plus hauts. Près du refuge, le club de Lourdes a fait construire un bâtiment avec coupole. Nous avons rencontré le président qui nous a fait gentiment visiter les installations. A terme, le club souhaiterait développer un centre de recherche astronomique amateur tout en accueillant le public.
Après la collation, la brume envahit le fond de la vallée, tandis que nous restons bien au sec sur notre hauteur. La nuit est magnifique, température inférieure à 10 degrés mais positive, uniquement perturbée par quelques épisodes de vent courts et violents. Équipés de nos tenues de ski, nous sommes parés !

Sous la Voie Lactée
Les observations commencent tôt grâce au passage à l'heure d'hiver. À 20 heures, il fait presque noir et la Voie Lactée est de plus en plus lumineuse dans le ciel. Un vrai petit Atacama !
Après le fin croissant de Lune, qui s'est débarrassé de Saturne en 24 heures, nous pointons les classiques de la Voie Lactée en commençant par le Sagittaire. La constellation est franchement inclinée, prête à passer le relais pour de longs mois aux constellations suivantes.
Pendant toute le nuit, nous avons remarqué un nombre considérable d'avions. Le responsable du club d'Hautacam avait mentionné des A 380. C'est peut être l'un d'entre eux, qui nous a perturbés de longues minutes sous la constellation du Cocher, plein Est en direction de Toulouse, avant que son déplacement ne devienne évident à l’œil nu. Nous l'avons même suivi au télescope lors de son passage au zénith, tout comme l'ISS peu de temps avant.
Les dentelles sont évidentes, magnifiques. Autour de l'étoile double 52 (compagnon très faible) la partie occidentale est fine et visible. L'emploi d'un filtre est nécessaire pour découvrir la partie orientale plus large et diffuse (NGC 6960). NGC 6995, en forme de « U » à l'oculaire, s’élargit également vers l'Est. En revanche NGC 6992 est à peine perceptible sans filtre.
Proches de l'étoile Deneb du Cygne, les nébuleuses North America (NGC 7000) et du Pélican (IC 5070) se distinguent en masquant la Voie Lactée. A l'oculaire, les étoiles jouent à cache-cache avec les nébuleuses. Au centre, seules les plus grosses sont visibles. En revanche en périphérie, nous découvrons un fourmillement d'étoiles.
À proximité, la nébuleuse planétaire NGC 7027 a une petite coloration verte et semble clignoter. L'étoile double variable « Piazzi's Flying Star » a une belle teinte jaune orangée très lumineuse ; étudiée par l'astronome italien Giuseppe Piazzi en 1806, son mouvement propre serait visuellement égal à un diamètre de pleine Lune tous les 150 ans.

Quelques cheminements et de belles images
T Lyrae : En plaçant la mire du Telrad à la tangente de l'étoile Kappa en direction de Véga, l'étoile carbonée est dans le champ de l'oculaire.
L'étoile cramoisie du lièvre : L'étoile 64 placée sur le bord supérieur de la mire permet de trouver cette autre étoile carbonée.
M41 : L'amas ouvert se repère à l'aide de l'étoile Upsilon 2. Upsilon 1 est une étoile double. Upsilon 3 n'a pu être dédoublée.
M31 : Large de plusieurs champs oculaires et deux bras sombres bien visibles.
L'étoile Meissa, tête d'Orion est le coeur d'un joli amas ouvert : Cr 69.
2014-10f.jpg M81 et M82 accompagnées de 2 galaxies NGC 2976 et NGC 3077.

La tête de cheval. Enfin !
1 500 mètres d'altitude, un ciel pur, le filtre H-Beta, un télescope de 400 mm de miroir, des séances de repérages… Nous avions bien préparé le terrain. Son observation reste malgré tout subtile. L'utilisation des lampes rouges pour observer la carte ou dessiner a certainement gêné nos observations.
La forme de la nébuleuse observée à l'oculaire ne correspond pas tout à fait à la page C de notre PSA. De plus, de nombreuses étoiles supplémentaires sont visibles dont un « mini-cintre ». Une forme noire est visible néanmoins à l'emplacement de la Tête de Cheval.
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CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGRANDIR 2014-10i.JPG L'observatoire sur un bout de parking de la station de ski.
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Panorama au sommet.
2014-10d.jpg Les dernières voitures partent et nous restons seuls au sommet.
2014-10c.jpg La nuit s'annonce bonne.
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La Lune est bien visible mais Saturne est déjà couchée.

Premières neiges sur le cirque de Gavarnie

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Rencontre avec le club de Monein

17 octobre 2014, soirée agréable, température douce, dernier croissant de Lune.

Un beau 360
Avec l'aimable autorisation de Robert Cazetien, responsable du club de Monein, nous posons nos Dobson face aux Pyrénées. Nous profitons d'une des dernières observations avant le changement horaire, pour nous installer de jour et bien collimater nos instruments.
La proximité des lumières du complexe de Lacq nous impressionne. Pourtant, au fur et à mesure que la nuit s'installe, elles ne produisent pas ce « halo orange » qui masque notre horizon Nord-Est depuis Loubieng. Les étoiles semblent même plus visibles. A vérifier.
Depuis Monein, un halo blanc provenant de la ville de Pau s'élève dans la direction de l'Est tandis qu'Oloron bouche légèrement le Sud. Globalement, nous pouvons profiter d'un 360° très intéressant.
A l’œil nu, la planète Mars se rapproche du Sagittaire. Mais son observation au télescope est décevante car elle est trop basse de l'horizon.

Échanges fructueux
Après la réunion du club d'astronomie dans une salle du Foyer Rural, les premiers astronomes amateurs de Monein arrivent. Nous commençons par visiter la coupole. Respectueusement, nous pénétrons à l'intérieur et découvrons un instrument âgé de 30 ans. Il s'agit d'un Newton de 200mm sur monture équatoriale avec motorisation. Il est facile d'imaginer les longues nuits d'observations qui ont pu avoir lieu dans cette coupole.
C'est à notre tour de présenter les 3 Dobson des astronomes d'Orthez : un 250mm, un 300mm et un 400mm. Nous poursuivons par une observation visuelle des classiques des ciels d'été et d'automne : M13, M17, M27, M31, M57, les étoiles doubles Albireo et Almach…
Nous faisons découvrir la cascade de Kemble, la Boule de Neige Bleue (NGC 7662), les étoiles carbonées à nos hôtes. Robert nous apprend à mieux pointer la Nébuleuse Clignotante (NGC 6826) et nous détaille les mécanismes physiques et nucléaires intimes en jeu dans les étoiles.

Répéter les objets
Notre capacité à repérer des objets sans GOTO impressionne parfois. L'utilisation du PSA avec une reproduction de la mire du Telrad sur du celluloïd sont d'excellents outils. Malgré tout, il faut parfois s'entraîner sur des objets particuliers.
La fameuse Nébuleuse Clignotante par exemple, dans l'aile occidentale du Cygne, peut se repérer à l'aide de l'étoile 16. Avec le Telrad, elle se trouve à environ une cible en direction de Deneb en partant des 2 étoiles du bout de l'aile : Iota et Kappa.
M81 et M82 sont pointées à l'aide des étoiles Sigma 1 et 2, bien visibles à l’œil nu depuis Monein. Ensuite, il est possible de repérer l'étoile 24. La nébuleuse de Bode se trouve à une demi cible environ, en direction de l'étoile Dubhe de la Grande Ourse.
Enfin, B33, la Nébuleuse de la Tête de Cheval est bien localisée... mais reste toujours invisible dans nos oculaires malgré l'emploi du filtre H-beta. Nous attendrons un ciel parfait et que la constellation soit bien haute dans le ciel pour nous prononcer définitivement.

Coincer la bulle
L'expression est attribuée aux artilleurs à qui l'on demandait de régler les niveaux à bulle des pièces d'artillerie. Une fois la bulle "coincée" entre les deux repères, ils n'y avaient plus qu'à attendre.
Après le départ de membres du club de Monein, nous décidons d'attendre le lever de la Lune et de Jupiter autour de 3 heures du matin. Le « dossier méridien » d'Astronomie Magazine d'octobre est consacré à Céphée et Cassiopée. Près de M52, déjà observé en décembre 2013, nous localisons la Nébuleuse de la Bulle (NGC 7635), sans l'observer même si un léger halo autour l'étoile centrale laisse présager la présence de la nébuleuse.
La Lune se lève peu après Jupiter. Le Golf des Iris est bien visible en bordure de la mer des Pluies. La lumière cendrée est magnifique.

Fin des observations à 4 heures du matin.

Zone active 2192 sur le Soleil.

ATTENTION, L'OBSERVATION SOLAIRE NÉCESSITE UNE PROTECTION.

Signalée par plusieurs membres du club, une énorme zone active est actuellement visible sur la Soleil.

Image d'un astronome vendéen :
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Image de Climso
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Filtre pleine ouverture depuis un bacon orthézien et dessin rapide.
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Réunion du vendredi 10 octobre 2014

La réunion a commencé par la suite de l'aménagement du placard. La pose d'une serrure va permettre le déménagement des affaires actuellement stockées à l'étage du château.

Peu après 21 heures, nous avons pu observer depuis le parc du château, le passage de l'ISS. Malgré un fort éclairage urbain, nous avons pu la suivre 3 minutes environ, avant que les panneaux solaires ne soient plus éclairés par le soleil.

BRICOLAGE : Une large partie de la soirée a été consacrée à la sphère armillaire. Jean Paul a réalisé un superbe exemplaire.

INVITATION : Le club de Monein nous invite pour une observation ce vendredi 17 octobre depuis leur « 360 ». Rendez-vous dans un premier temps sur la place centrale de Monein à 20h25. La réunion aura lieu dans une salle proche du cinéma. Ensuite, il y aura un covoiturage vers le 360 pour l'observation. En cas de mauvais temps, la rencontre est repoussée.

JUNIOR 1 : La section astronomie animera un atelier lors de la rencontre rassemblant 300 enfants des centres de loisirs du département, le vendredi 24 octobre 2014 à Orthez.

ÉPHÉMÉRIDES : Le 25 octobre, un fin croissant de lune occulte Saturne. Ce phénomène exceptionnel, déjà observé par les anciens du club, sera particulièrement bas sur l'horizon : moins de 10 degrés. Le ciel devra donc être exceptionnel pour pouvoir en profiter.

ACTU : La sonde Rosetta va larguer son atterrisseur le 12 novembre sur la comète.

AGENDA : La journée des familles aura lieu le samedi 7 février 2015 à la Moutète. Nous pourrons en profiter pour exposer nos maquettes.

PRESSE : Un numéro spécial de Ciel et Espace est consacré à l'astronomie participative. Certains programmes permettent aux amateurs d'apporter leur aide aux professionnels et peuvent donc nous intéresser. Nous étudierons ce numéro avec attention.

PLANETARIUM : La réalisation est toujours étudiée. Les liens vers les sites les plus intéressants sont ajoutés au fur et à mesure sur le site SAO64, partie contacts.

STELLARIUM : L'utilisation de Stellarium est associée au planétarium. En fin de soirée, nous testons quelques scripts mais aussi quelques configurations originales : ciels nocturnes depuis Mercure et Neptune.

JUNIOR 2 : Dans le cadre de l'accueil de loisirs de l'Amicale Laïque Orthézienne, une initiation à l'astronomie sera proposée aux enfants de plus de 8 ans, chaque mercredi de 17 à 18 heures, pendant les mois de novembre à février (hors vacances scolaires).

MESSAGE PERSONNEL : Laurent nous adresse un courrier depuis le Nord-Est de la France où il réside désormais. Nous attendons tes images du ciel Nocturne avec impatience. A bientôt Laurent.

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Sphère armillaire en construction que nous avons vu terminée.

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Sphère armillaire exposée à Salies de Béarn (GERMEA PAU)

Rendez-vous avec Cérès

2 octobre 2014
Soirée agréable, température douce, premier quartier de Lune.

Rapprochement Saturne-Cérès.
Ce 2 octobre, le podcast des éphémérides de Ciel et Espace Radio annonce un rendez-vous rare : un rapprochement à seulement un demi degré entre Saturne et Cérès. Les rapprochements sont des moments importants de l'astronomie. Ils permettent avec des marqueurs comme la Lune ou les planètes de pointer des objets plus anachroniques ou subtils à observer.
La planète naine Cérès fait partie de ce groupe. Plus gros objet de la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter, elle a un diamètre de 950 kilomètres. Elle se situe à presque 3,5 UA (distance Terre Soleil). Sa magnitude est voisine de 8,5. Elle recevra la visite de la sonde Dawn en février 2015.

Une observation difficile
La position de la planète Saturne est basse sur l'horizon. A la turbulence atmosphérique, s'ajoute une bande nuageuse qui bouche l'horizon sud. Les conditions ne sont pas optimales pour l'observation. A faible grossissement (X50), Saturne paraît bien petite. Sa coloration est proche de la couleur orange. 3 télescopes sont en position : un 300 mm, un 200 mm et un 150 mm mais avec des orientations légèrement différentes.
A l'oculaire, deux points lumineux apparaissent près de la planète. Un plus lumineux au pôle Sud et un vers l'ouest. Il s'agit de Titan. Le premier point n'est pas un satellite ni Cérès mais une étoile dans le voisinage : HIP 74 591. Plus loin, les étoiles A, B et C sont bien repérées à l'oculaire vers le haut et la gauche (au Sud et à l'Ouest de Saturne).
Plus lumineux que Titan, Cérès n'est pas évident à repérer. Nous survolons la zone qui disparaît vite les brumes. Frustrant.

Une visite inattendue
La soirée se termine par l'arrivée de 2 voisins qui prennent le temps de faire un tour de ciel : constellations, classiques du ciel : M13, M27, Albiréo, galaxie d'Andromède, astérisme « ET »… et bien sûr la Lune.

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Premier Quartier

Un jour de rentrée scolaire... Début de crépuscule.
Nikon D60 - Objectif 24mm

250 images - 15 secondes entre chaque image - temps total du time lapse : supérieur à 1 heure
100 ISO - Vitesse comprise entre 1/250 et 1/60

VOIR LE TIME LAPSE


L'astronomie fait sa rentrée sur Arte

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Merci à Géraldine pour l'information.

Soirée arrosée

Sous la pluie, nous étions presque tous présents pour lever un dernier verre dans la salle du foyer, derrière le Studio Cinéma à Orthez.
Il y a presque 10 ans, nous étions quelques-uns à accompagner Emmanuel Hanon pour un premier rendez-vous consacré à l'histoire de l'astronomie.
Au fil des ans, les membres ont changé mais les objectifs sont restés les mêmes : faire vivre l'astronomie au centre du département.
Nous en avons profité pour faire un tour d'horizon pour la suite :

Activités pendant l'été.
Pas de nuits des étoiles cet été, mais plusieurs membres ont souhaité se retrouver pour des observations à Loubieng ou à la montagne. Les contacts se feront par messages électroniques.
Lien vers le col des tentes :
http://www.dailymotion.com/video/xekn64_col-des-tentes_travel

Prochains rendez-vous.
Ils auront lieu désormais le vendredi à 20h30, si possible aux alentours de la Pleine Lune pour ne pas empiéter sur les observations :
- vendredi 12 septembre,
- vendredi 10 octobre,
- vendredi 7 novembre,
- vendredi 5 décembre...
Le vendredi 12 septembre 2014, nous nous retrouverons au château Lameignère, en face du Stade de rugby à Orthez.
Le déménagement aura lieu le lundi 7 juillet, à partir de 18 heures.

Observations
Les prochaines soirées publiques pourraient avoir lieu à Castagnède (à l'automne), Loubieng et Vielleségure.
Si le temps le permet, nous recommencerons le marathon messier à la fin du mois de mars 2015.
Le catalogue RASC rassemblant les « 110 plus beaux objets » du ciel devrait occuper nos prochaines nuits. Il est possible de le parcourir en 2 "semis marathons", un en automne et l'autre au printemps, pour couvrir tout le catalogue.
Lien vers le catalogue RASC :
http://www.rasc.ca/observing/finest-ngc-observing-certificate

Constructions
Après le zodiaque en 2014, le bâton de berger ou les cadrans solaires seront étudiés.
Également abordé, la construction d'un planétarium qui animerait nos soirées publiques.

Pour finir, voici un petit jeu.
Quelle heure est-il à ce cadran solaire pris en photo le samedi 7 juin à Avignonet Lauragais?
(cliquez sur l'image pour la grossir)
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Merci à tous pour cette soirée. A bientôt au château ou sur les hauteurs de Loubieng...

Premier CROA d'un très jeune astronome

Raphaël, très jeune astronome, a observé la planète Mars et la Lune gibbeuse croissante.
Ces dessins détaillés sont riches en informations : ils permettent par exemple, de constater l'inversion des images dans un télescope Newton, de noter des cratères sur notre satellite ou des couleurs sur Mars...
BRAVO Raphaël

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La tête dans les étoiles

Près de 10 mm de pluie sont tombés dans la journée de mercredi. Difficile de croire les sites météo optimistes qui prévoyaient un ciel dégagé en soirée... La solution de repli dans la salle des fêtes avec présentation d'un diaporama commençait à être sérieusement envisagée.
Mais finalement, vers 20 h, les nuages se firent de plus en plus rares et l'observation put avoir lieu ! Une trentaine de visiteurs nocturnes, très majoritairement du village, ont pu découvrir le ciel avec un œil plus aiguisé grâce aux quatre télescopes de la section d'astronomie orthézienne SAO64.
Tour à tour, les trois planètes du moment dévoilèrent leurs charmes : la géante Jupiter et ses deux bandes parallèles (stries ou échafaudage pour les spécialistes locaux), Mars la rouge et la superbe Saturne accompagnés de ses anneaux. Puis, des amas d'étoiles, regroupement parfois de plusieurs milliers de soleils, des nébuleuses, nuages de gaz et de poussière interstellaires, et finalement des galaxies très lointaines purent être admirés par un public curieux et intéressé.

Pour repérer tous ces objets les astronomes utilisent de grandes figures imaginaires formées par les étoiles les plus brillantes du ciel, les constellations. L'animation ci-dessous présente la réponse donnée lors de la balade céleste pour trouver les deux ourses, la grande et la petite. Elles étaient tout simplement au-dessus du toit de la salle des fêtes !
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Sur la constellation de la Grande Ourse, une légende tirée de la mythologie basque raconte l'histoire de ce paysan qui acheta un jour les deux plus beaux bœufs jamais vus dans le village. Il engagea un bouvier pour les garder nuit et jour. Malheureusement, après deux jours et deux nuits de veille, le bouvier ne put résister à la fatigue et s'endormit. Deux brigands en profitèrent pour dérober les deux bœufs. Dans leur fuite, ils réveillèrent le bouvier qui se mit à les poursuivre. Ce bruit réveilla à son tour la femme du paysan et son petit chien qui se mirent eux aussi à poursuivre les brigands et les bœufs. Tout ceci finit par réveiller le paysan qui, voyant que les bœufs étaient déjà loin, demanda l'aide de Jinko, le dieu basque. Mais, Jinko, qui était un dieu bon, n'aimait pas du tout être réveillé la nuit. Il décida donc d'envoyer tout ce monde dans le ciel !
2014-04c.jpg Vous pouvez essayer vous aussi de repérer la Grande Ourse visible toute l'année en direction du nord dans le ciel et tester votre vue en essayant de voir le petit chien de la femme du paysan !

Un grand merci à tous les participants de cette première balade céleste pour ces moments simples d'échange autour de la beauté de l'univers qui nous entoure.

Jean-Noël

Balade céleste à Balansun

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Opéra céleste

Vendredi 7 mars 2014
Température positive, inférieure à 10 degrés. Pas d'humidité. Premier quartier de Lune.

Introduction
Les spectateurs doivent se tenir prêts la seconde semaine du mois de mars. De préférence à la Nouvelle Lune. C'est uniquement à cette période qu'il est possible d'écouter cette ode du ciel profond. Mais avant que le spectacle ne commence, quelques mots sur l'orchestre. Les solistes se nomment galaxie d'Andromède et les Pléiades. Derrière ces stars, l'orchestre se compose de galaxies, d'amas globulaires, de nébuleuses planétaires, de rémanents de supernovas et même de quelques étoiles isolées, un peu perdues, dans cet ensemble de 110 musiciens. Le chef n'est autre que Charles Messier en personne. Astronome du Roi, il est surnommé le furet des comètes. Il compile des années durant toutes ces nébuleuses du ciel. L'orchestre prêt, le spectacle peut commencer.

L'ouverture
Dès l'apparition du crépuscule, les spectateurs fouillent le ciel à la recherche des premières galaxies perdues dans les dernières lueurs du Soleil. Leur musique est faible, presque imperceptible. Il faut être mélomane averti pour déceler leur présence d'autant plus qu'il y a un spectateur gênant : le premier quartier de Lune. Ensuite les mouvements s'enchaînent sur une partition bien rythmée.

Le chœur
Le chœur du spectacle se nomme l'amas de la Vierge. A la suite du majestueux mouvement du Lion, avant celui de la Vierge, le tempo s'accélère. Les galaxies jouent serrées. Elles s'enchaînent et donnent le vertige. Le spectateur ne sait plus où poser ses yeux. Heureusement, les souvenirs d'une répétition plus ancienne encore, au printemps 2013, permettent d'apprécier toute l'harmonie de l'amas.

L'entracte
Vers 3 heures du matin, c'est le moment de souffler un peu. Les spectateurs en profitent pour se détendre et observer le ballet des satellites jupitériens.

Le final
Le final de l’œuvre est exceptionnel : notre galaxie devient la diva du ciel. Sa voix matinale est claire. Elle s'élève du Sagittaire jusqu'à la Lyre. Quelques notes s'étendent même au-delà. C'est un véritable crescendo d'amas globulaires et de nébuleuses.

Conclusion
Peu avant 7 heures du matin, les musiciens disparaissent un à un derrière un rideau de lumière. Les spectateurs méritent des applaudissements. La symphonie n'a plus de secret pour eux. Les rares fausses notes sont à mettre au compte du Soleil occultant l'observation de 8 objets sur 110. Ce qui ne devait être qu'une simple répétition générale se transforme en triomphe.

CROA écrit le jeudi 17 avril à l'opéra d'Avignon, devant la première du Dilettante d'Avignon, opéra comique en 1 acte de François Benoit Hoffman terminé par Léon Halévy.

Quelques-uns des événements dans le ciel au XXIe siècle

  • 28 septembre 2015 : éclipse totale de Lune visible en France de 2h12 à 3h23 TU.
  • 9 mai 2016 : Mercure passe devant le Soleil.
  • 27 août 2016 : conjonction Jupiter Vénus.
  • 16 septembre 2017 : Mercure approche Mars avant le lever de Soleil.
  • 21 décembre 2020 : conjonction exceptionnelle entre Jupiter et Saturne (tous les 60 ans)
  • 12 août 2026 : éclipse totale de Soleil dans le nord de l'Espagne.
  • 8 septembre 2040 : grand rassemblement planétaire avec la Lune : Mars, Vénus, Saturne, Mercure et Jupiter.
  • 29 juillet 2061 : retour de la comète de Halley.
  • 22 novembre 2065 : Vénus masque Jupiter.
  • 13 juillet 2075 : éclipse annulaire en France.
  • 3 septembre 2081 : éclipse totale dans le nord de la France.
  • 27 février 2081 : éclipse annulaire dans le sud de la France.
  • 23 septembre 2090 : nouvelle éclipse totale dans le nord de la France.
  • 24 mars 2100 : l'étoile vraiment polaire et se trouve à 0,46° seulement du pôle.


D'après Ciel et Espace n°524 - Janvier 2014

Dernières observations...de la NASA

Des liens pour observer 2 de nos dernières observations. Bon il faut reconnaître qu'en visuel, même avec des dobsons de 300 ou 400mm, cela "claquait" un peu moins.

A côté des 3 étoiles de la ceinture d'Orion (Alnitak en bas, Alnilam, Mintaka en haut à gauche), la nébuleuse de la Tête de Cheval : B33

La nébuleuse de la Bulle : NGC 7635

Merci à Jean-Noël qui veille pour nous ces bonnes infos.

Un hibou sur la Lune

Mardi 10 décembre 2013. Température voisine de zéro. Pas d'humidité. Premier quartier de Lune.

La Lune
Nous commençons par observer la Lune. Au septième jour de la lunaison, le terminateur se situe près du cratère Platon. Seules ses crêtes sont visibles, éclairées par la lumière rasante du Soleil. Non loin de là, sur la partie éclairée, la Vallée Alpine est bien visible.
Vers le centre du satellite, les cratères Ptolémée, Alphonse et Arzachel présentent une image cocasse. En effet, les deux derniers ont un piton central très évident. Avec un autre cratère situé entre eux, vers l'Ouest, Alpetragius, ils forment le « visage d'un hibou ». Une recherche rapide sur la toile n'a pas donné de résultats sur cette ressemblance. Nous rechercherons à nouveau le « hibou » lors d'une nouvelle lunaison.
Un peu plus vers le Sud, le centre d'un autre cratère semble également « nous faire de l’œil », avec une forme en « amande » très prononcée.

Jupiter
Les quatre satellites sont visibles vers l'Est, en enfilade. La vision est inversée dans nos télescopes et ils apparaissent sur la droite de la planète. Du plus proche au plus éloigné, cela donne : Io, Ganymède, Callisto et Europe. Mais Europe est « au maximum de son orbite » et commence à « revenir vers Jupiter ». Au cours de la nuit, nous observons ainsi Callisto « doubler » Europe pour continuer sa course vers l'Est. Merveilleux balai dans l'espace que nous ne voyons qu'en 2 dimensions !!!
La consultation des éphémérides nous apprend que la Grande Tache Rouge n'est pas visible à ce moment là.

Un peu de ciel profond
La lumière renvoyée par la Lune « blanchit le ciel » et les objets que nous aimons chercher deviennent décevants...lorsqu'ils sont encore visibles. Plus aucune nébuleuse autour d'Alnitak !
Au T400, la Nébuleuse de l'Esquimau est grossie 640 fois.
Les Galaxies M81 et M82 sont vues dans les trois télescopes. Découvertes par l'astronome allemand Johann Elert Bode le 31 décembre 1774, elles sont redécouvertes par Pierre Méchain en 1779. Charles Messier les ajoute à son catalogue en 1781. Elles sont connues sous le nom de Nébuleuse de Bode. Une troisième galaxie est presque visible dans le même champ : NGC 3077.
Entre Céphée et Cassiopée, dont il fait partie, M52 est un amas ouvert discret de la Voie Lactée. NGC 7635, la Nébuleuse de la Bulle voisine n'est pas observée.
M79 est un petit amas globulaire de la constellation du Lièvre.
Près de l'étoile Mu Lepus, à la base des « oreilles », une petite galaxie apparaît : NGC 1832.

Quelques astérismes pour finir
Dans le bras d'Orion partant de l'étoile Bételgeuse, NGC 2169 dessine le nombre 37 à l'envers (toujours dans nos télescopes). Une chaîne de 5-6 étoiles de même magnitude se situe légèrement à l'Est.
L'astérisme du Saxophone dans Persée se situe non loin de l'étoile Mirphak. Déjà repéré en Provence cet été, l'alignement d'une quinzaine d'étoiles est très beau aux jumelles. Le saxophone demande un peu d'imagination.
Dans le prolongement de la corne Est du Taureau, se trouve le Spermatozoïde formé d'une dizaine d'étoiles.
Dans les Pléiades, une dizaine d'étoiles de magnitude décroissante, forment la Tresse d'Alcyone.

Fin des observations à 2 heures du matin.

B33 en cadeau d'anniversaire

Mardi 3 décembre 2013
Température positive et plutôt agréable. Pas d'humidité. Nouvelle Lune. Très beau ciel.

Une mise en place progressive
Un premier mardi du mois avec un ciel clair, cela n'arrive pas souvent ! L'arrivée des astronomes amateurs est échelonnée et la mise en station des 2 principaux télescopes perturbée par un laser de collimation qui lâche au dernier moment.
Petit à petit nous trouvons nos marques. Les étoiles sont bien là. En avant pour les classiques du ciel d'automne et du ciel d'hiver pour se faire la main (l’œil). Dans cette nuit sans Lune, Jupiter est également l'objet de notre attention. Pas de phénomène particulier visible. Les 4 satellites sont présents.

Quintet de Stephan et nouveaux objets
Au T400, NGC 7331 est bien visible mais les cinq galaxies voisines du quintet restent très faibles et décevantes en visuel.
NGC 2261, la nébuleuse variable de Hubble, a une forme triangulaire ressemblant à une comète. En 1916, Hubble notait d'après des photographies que la forme de la nébuleuse pouvait changer en quelques semaines.
NGC 2264 comprend la nébuleuse du Cône (non visible) et l'amas de l'arbre de Noël très agréable à l’œil.
NGC 2237, la nébuleuse de la Rosette possède en son centre un amas ouvert d'étoiles jeunes, NGC 2244.
En ce qui concerne les étoiles, Castor est une étoile double, Rigel a un petit compagnon optique, Mu Cephei l'étoile Grenat (Garnet Star) plutôt décevante indique le nord de la planète Mars comme l'étoile Polaire pour la Terre et R Leporis surnommée l'étoile Cramoisie par l'astronome anglais JR Hind (Hind's Crimson Star).

B33
Nous avons fouillé à nouveau la région d'Anitak, l'étoile la plus à l'Est de la ceinture d'Orion. Encore un peu vers l'Est, la nébuleuse NGC 2024 est très nettement visible avec 2 zones plus sombres. Vers l'Ouest cette fois, un astérisme est formé de 5,6... étoiles. Mais c'est vers le Sud d'Alnitak que se situe le plus intéressant. Une nébuleuse qui s'étire présente en son sein des étoiles mais aussi la nébuleuse de la Tête de Cheval B33 (nébuleuse obscure). L'observer en visuel et sans filtre h-beta est un défi, d'ailleurs seul un observateur l'a identifiée au T400 et décrite : « une impression de vide, un manque à l'emplacement de la tête de cheval en déplaçant légèrement le télescope ». Bravo ! Quel beau cadeau d'anniversaire ! Pour les autres observateurs, il faudra attendre un peu... A noter pour finir la nébuleuse NGC 2023 autour d'une étoile dans le même secteur.

Balade dans la constellation de l'Eridan
Selon la mythologie grecque, Eridan est le fleuve dans lequel Phaéton, fils d'hélios le Soleil, est tombé après avoir perdu le contrôle du char de son père. A notre latitude, Achernar (fin du fleuve) l'étoile principale n'est pas visible. Les autres étoiles sont peu brillantes. La constellation est l'objet de la rubrique au méridien d'Astronomie Magasine de décembre 2013. Malgré l'heure bien avancée, Jean Noël prend la direction des opérations.
Nous observons pour commencer la nébuleuse planétaire NGC 1535. A 190x, elle présente des irrégularités sur sa surface. Sa légère coloration bleue lui a valu le surnom d’ « œil de Cléopâtre ». Ensuite c'est au tour d'une dizaine de galaxies toutes faibles voire très faibles de défiler devant nos yeux. Pas besoin de GOTO, Jean Noël est là. Bravo !
Plus bas que l'horizon, le PSA révèle page 19, la présence d'un groupe de galaxies certainement agréable à l’œil.

La comète Lovejoy 2013 est encore très basse sur l'horizon à l'heure où nous rangeons. Les jumelles ne permettent pas de la repérer.
Fin des observations à 4 heures du matin.

Sorties hivernales

Mercredi 27 et jeudi 28 novembre 2013

Températures négatives, sans humidité. Bien couverts, nous avons pu observer dans de très bonnes conditions.

Nous avons profité de 2 « fenêtres météos » pour sortir nos télescopes en milieu de semaine. Si l'on ajoute le changement d'horaire à plusieurs semaines d'inactivité forcée, nos « repères habituels » ont été passablement perturbés. Nous avons en effet retrouvé Pégase presque au zénith, les 3 belles d'été sur l'horizon ouest et les constellations du ciel d'hiver à l'est.

Jupiter se lève à 21 heures mais reste basse sur l'horizon un long moment. La turbulence gêne les observations en début de soirée. Par contre au moment de ranger les télescopes, elle est assez haute dans le ciel pour rentrer au chaud avec de belles images plein la tête. Chaque soir les 4 satellites galiléens sont bien présents. Jupiter se situe dans la constellation des Gémeaux, non loin des étoiles Castor et Pollux. Nul doute que la géante gazeuse va bien occuper nos nuits d'hiver.

Nous avons observé M42 et M43. Surprise, le PSA (Pocket Sky Atlas) que nous utilisons réserve quelques cartes supplémentaires à « l'endroit » en fin de livre : cartes A, B, C et D. Nous avons parcouru l'épée d'Orion dans tous les sens avec des oculaires à grand champ. De part et d'autre du trapèze, étoiles et nuages de gaz sont magnifiques. Au-dessous, se trouve la nébuleuse 1980, au-dessus la nébuleuse 1977 et l'amas ouvert 1981. Les étoiles sont très nombreuses et mériteraient une observation plus précise à elles seules. M43 est légèrement au-dessus de la grande nébuleuse (M42). C'est une nébulosité entourant une étoile. Nous avons cherché à localiser la nébuleuse de la tête de cheval (B33) près de l'étoile Alnitak dans la ceinture d'Orion. Rien de visible, mais nous avions lu sur le forum de web astro qu'un filtre dédié était nécessaire pour déceler une des plus belles images du télescope Hubble. Le 400mm et le ciel pur n'ont pas suffi ! Dommage.

Parmi les objets observés, M31 et ses voisines, M1, Hélix, les amas du cocher (M36, M37 et M38), M35, M15, l'anecdotique amas ouvert NGC 1664 et son voisin NGC 1582... Également observé, NGC 7331, mais nous n'avons pas repéré le Quintet de Stephan. Mais là encore nous avons recherché la difficulté car la galaxie la plus brillante dépasse la magnitude 13 !!!

Lever de Lune

- 400 images.
- Une toutes les 5 secondes environ.
- 16 secondes de film (25 images/seconde).
- Le logiciel gratuit (ImagesToVideo) permet de faire rapidement un petit film. Il faut juste un trépied et une télécommande infrarouge (ou un intervallomètre intégré dans son reflex).

Mur droit, cascade Kemble...

Samedi 12 octobre 2013. Ciel clair avec quelques zones brumeuses. Rosée vers 23h30. Fin des observations à minuit 30.

L'ISS au télescope
Arrivé en avance pour préparer le télescope et le mettre en température, j'observe Vénus qui présente un beau quartier, la Lune puis je tente de trouver quelques objets du ciel d'été alors que les premières étoiles apparaissent.
Surprise dans le Telrad, j'aperçois « 2 étoiles Véga » ou plutôt Véga et un point lumineux encore plus brillant en train de la « dépasser » : c'est L'ISS au zénith. Je change rapidement mon oculaire pour passer au 28 mm, fais une mise au point encore plus rapide sur la Lune et vise la station spatiale. Je la « suis » pendant presque deux minutes. Grâce au champ large, c'est assez facile. Par contre je ne vois pas de détails sur la station, juste une forme rectangulaire bien brillante. Tout autour d'elle, les étoiles ponctuelles défilent suggérant la vitesse colossale du satellite artificiel : environ 28 000 km/h. Une première très sympathique.

Le Mur droit (Rupes Recta)
Proche des cratères Ptolémée, Alphonse et Arzachel, le Mur droit se situe dans la mer des Nuées. Il s'agit d'un escarpement mesurant 120 kilomètres de long. Les britanniques l'appellent la « voie ferrée ». A l'oculaire (vision doublement inversée du newton), elle apparaît comme une ligne mince. Elle relie un petit cratère Thebit D (non observé) vers le bas à un petit massif montagneux vers le haut. L'ensemble est connu dès le 17ième siècle et Christian Huygens a comparé l'ensemble à une épée. A 190x nous avons observé le petit cratère Birt de 17 km de diamètre sur la droite du Mur.

NGC 404
Mirach est l'étoile orangée utilisée régulièrement pour pointer la galaxie d'Andromède. A 109x une étoile plus discrète de magnitude 8 est visible vers l'E. Vers le N, format presque un triangle équilatéral se trouve une discrète galaxie de magnitude 10 appelée le « fantôme de Mirach ».

Almach, très belle étoile double
L'étoile Gamma de la constellation d'Andromède nous a réservé une belle surprise. Nous l'avons pointée par hasard alors que nous voulions revoir Mirach. Mais le ciel avait « tourné » entre temps !!! A 109x, c'est une géante orangée très lumineuse accompagnée d'une petite étoile bleue. Les deux sont bien visibles dans une zone sombre. La seconde étoile ayant 2 autres compagnons (non observés), l'ensemble formerait un système quadruple.

Autour de Mirfak
Bizarrement les étoiles autour de Mirfak ne font partie d'aucun catalogue ! Aux jumelles, l'ensemble est très agréable à observer. Certains ont vu la lettre « y » d'autres une courbe de 6 à 10 étoiles prolongées d'étoiles plus faibles se terminant en « amas ouvert » rappelant les Pléiades.

La cascade de Kemble... et ses environs
La cascade est peu visible à cause de la lumière de la Lune. A 54x il est facile de remonter ce superbe alignement formé d'une vingtaine d'étoiles de magnitude 8 environ. Au milieu de la cascade, se trouve une étoile de mag 5. A l'origine de la cascade, légèrement vers l'O, se trouvent trois étoiles de mag 6,3-4,75-5,05 ainsi qu'une étoile carbonée.
NGC 1502 est très bel un amas ouvert en bas de la cascade. Il contient 2 étoiles orangées assez proches. Légèrement vers l'E se situe NGC 1501 une nébuleuse planétaire discrète à 54x. Entre les deux NGC, se trouve une étoile carbonée.

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